HF3EC - ENTRETIEN AVEC LE CHAMPION 2018 CHRISTIAN OLSEN | Federation Internationale de l'Automobile
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HF3EC - ENTRETIEN AVEC LE CHAMPION 2018 CHRISTIAN OLSEN

  • gb
02.09.19

Le jeune pilote danois Christian Stubb Olsen est le champion d'Europe de Formule 3 Historique FIA après avoir remporté les deux courses à Zandvoort en 2018. Il revient défendre son titre de en Martini MK39 1983 de catégorie 2.

Lors de l'épreuve 2018, son moteur tombe en panne lors des qualifications et son père Tom, qui pilote également une Martini Mk39, donne son moteur à Christian pour qu'il puisse participer aux deux courses. Le fils récompense la foi de son père en remportant le titre de l’évènement inaugural.

Au cours des deux dernières saisons, Christian a concilié ses courses historiques avec des prototypes modernes d'endurance, en participant à la catégorie LMP3 de l'European Le Mans Series et à la Michelin Le Mans Cup avec l’équipe britannique RLR MSport.

Aujourd'hui, le Danois revient à Zandvoort pour défendre son titre contre un peloton de F3 historiques pour la Coupe d'Europe de Formule 3 historique FIA 2019. Christian Olsen sera le pilote à battre après avoir décroché la pole position, deux victoires en course et le meilleur tour dans chaque course l'an dernier.

Nous avons rencontré Christian à Silverstone pendant le week-end de la course ELMS pour récolter ses impressions sur la course de l'an dernier et l'épreuve de 2019 à Zandvoort.

 

Q : La course de 2018 à Zandvoort a été riche en évènements pour vous.  Que s'est-il passé avec votre moteur ?  

Christian Olsen : « Au deuxième ou troisième tour des qualifications, j'ai perdu toute puissance et il y avait du pétrole partout. Il s'est avéré que le joint de culasse avait lâché, de sorte que le moteur était fichu pour le week-end. J'ai quand même réussi à me qualifier en pole, même si je n'ai fait que deux tours chronométrés, ce qui est assez satisfaisant. »

« Je pensais que c’était fini pour le week-end, mais mon père a pris la décision d’abandonner pour me donner son moteur. Comme je devais concourir avec mon châssis, l'équipe a dû faire un changement de moteur, alors ils sont restés debout toute la nuit. Bravo à l'équipe car ils n'étaient que trois. »

« J'ai démarré en pole position ; les départs arrêtés dans ces voitures sont difficiles, donc dans les deux courses, j'ai perdu une position, mais je n’ai pas abandonné, j'ai foncé tête baissée et j'ai récupéré la première position. J’ai ensuite remporté la victoire avec le meilleur chrono sur chaque course. »

Q : Il y a 32 participants pour la course de 2019, qui sont vos principaux challengers pour le titre ?

CO : « Je ne sais pas vraiment. Je continue de surveiller la liste des inscriptions, mais les principaux adversaires contre lesquels j'ai couru cette année ne sont pas sur la liste. Mais il y a beaucoup de noms qui pourraient potentiellement être de puissants adversaires, dont certains auraient pu conduire ces voitures au cours des 20 dernières années. Je ne sous-estime jamais mes adversaires. Nous verrons lors de la première session à Zandvoort. »

Q : Parlez-nous de votre voiture (Martini Mk39 1983 - Toyota Novamotor)

CO : « Ma voiture a participé au Championnat de France F3, et était pilotée par Patrick Gonin. Nous avons aussi la voiture de mon père qui avait mon châssis à l’époque. C’est assez drôle de se dire qu’elles ont été séparées si longtemps avant d’être enfin réunies. Nous avons choisi d'utiliser les deux voitures dans leur version d’origine. » 

Q : Comment comparer une monoplace historique et un prototype Le Mans ultramoderne ?

CO : « Les voitures d'époque n'ont pas d'assistance au pilotage, et elles n'ont pratiquement pas d'aéro, même si elles ont des ailes avant et arrière. Vous avez une boîte de vitesses en forme de H, donc lorsque vous entrez dans un virage rapide, vous avez les pieds sur les trois pédales, une main sur le volant et une sur le levier de vitesses. »

« Le niveau de contrôle de la voiture nécessaire pour piloter ces machines au maximum est un excellent entraînement pour tous les autres types de véhicules. Cependant, on ne peut pas les pousser aussi fort qu'une voiture moderne, car elles ne sont pas aussi solides, elles n’ont qu'une monocoque en aluminium. En cas d’accident, la sécurité n’est pas la même que sur une voiture moderne. La plupart du temps, je dois préserver la voiture dans la dernière partie de la course parce que j'ai poussé trop fort. Elles sont très amusantes à piloter et la façon dont nous avons réglé la voiture convient vraiment à mon style de pilotage. »

Q : Quelles sont vos parties préférées du circuit Zandvoort ?

CO : « Je pense que le circuit est vraiment très amusant, il y a du dénivelé et beaucoup de virages intéressants qu'on ne trouve nulle part ailleurs. J'aime ce circuit, plutôt à l’ancienne, avec de grosses bordures et du gravier ou de l'herbe. Il ne donne pas vraiment droit à l’erreur. C'est un circuit très technique, surtout dans des voitures d'époque, donc c'est super de se perfectionner là-bas. »

 

La Coupe d'Europe 2019 de Formule 3 historique de la FIA se déroulera à Zandvoort du 6 au 8 septembre avec des essais libres et des qualifications le vendredi 6 septembre, suivis de la Course 1 le samedi et de la Course 2 le dimanche.

CLIQUEZ ICI pour plus d'informations sur le week-end historique du Grand Prix de Zandvoort.  

 

Photo : Jakob Ebrey Photography