WEC - L’ENGAGEMENT À LONG TERME DE RÉBELLION RACING | Federation Internationale de l'Automobile

WEC - L’ENGAGEMENT À LONG TERME DE RÉBELLION RACING

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08.11.19

Rebellion Racing fait partie du Championnat du Monde d'Endurance de la FIA depuis la première course en Floride en mars 2012. L'équipe suisse a participé en LMP1 à toutes les saisons sauf en 2017, où elle a remporté les titres d'équipe et de pilote en LMP2 avant de revenir en LMP1 pour la Super Saison 2018/19.

En résumé, Rebellion Racing a rencontré le succès lors de toutes les saisons du Championnat du monde d’endurance auxquelles elle a participé.  En 2012, l'équipe a remporté le Trophée d'Endurance FIA pour les équipes privées LMP1, terminant devant quatre autres concurrents lors de la saison inaugurale du WEC. En 2013, 2014, 2015 et 2016, Rebellion Racing a conservé sa couronne LMP1 et a réussi à s'imposer auprès des équipes constructeurs en montant sur le podium, dont deux à Silverstone et Spa au début de la saison 2016.

Après avoir remporté la couronne LMP2 en 2017 avec Bruno Senna et Julien Canal, Rebellion est revenu dans la catégorie LMP1 avec la R13 Rebellion motorisée par Gibson, Gustavo Menezes, Thomas Laurent et Mathias Beche s'imposant à Silverstone après l’exclusion des deux Toyota TS050. Une autre deuxième place a suivi à Spa.

Nous avons rencontré le gérant de l’équipe, Bart Hayden, pour discuter de l'engagement de Rebellion Racing en WEC et de ses réflexions sur ses nombreuses réalisations lors des 60 courses de l’équipe depuis la première manche à Sebring en mars 2012. 

 

Q : Rebellion Racing a participé à toutes les saisons du Championnat du Monde d'Endurance de la FIA depuis 2012. Quelle est la principale raison pour laquelle Rebellion Racing concourt dans la catégorie LMP1 ?

Bart Hayden : Le Championnat du Monde d'Endurance est le plus haut niveau des courses de voitures de sport et au sein du WEC, la LMP1 est la catégorie supérieure. Depuis le début, Rebellion Racing a toujours voulu concourir au plus haut niveau et avoir les meilleures chances de remporter une victoire générale au Mans, donc à l'exception possible de la course de 2017, être en LMP1 a donné à l’équipe la meilleure opportunité d'atteindre cet objectif ultime.

 

Q : Est-il difficile pour une équipe privée de rivaliser avec les constructeurs en LMP1 ? 

BH : Les constructeurs en LMP1 ont la force de leur organisation et de leur base de connaissances, et leur budget et ressources disponibles sont nettement supérieurs à ceux d'une équipe privée. Il est donc difficile pour un privé d'être directement compétitif, mais grâce aux règlementations et avec de la persévérance, il peut atteindre ses propres objectifs et la liste des résultats et des réalisations de Rebellion Racing au cours de l'histoire du WEC parle d’elle-même.

 

Q : Quelle a été votre saison préférée et pourquoi ?

BH : C'est difficile de choisir une saison plutôt qu'une autre, chacune a été spéciale avec des hauts et des bas. S’il le fallait vraiment, j’aurais du mal à choisir une saison en particulier, mais je dirais que j'ai aimé 2012 car avec la Toyota Lola, en plus de gagner le Championnat, nous avons terminé quatrième au Mans contre les 6 voitures d'usine Audi et Toyota, puis à la fin de l'année nous sommes allés à Atlanta et avons gagné le Petit Le Mans aussi. Et je choisirais aussi 2017 parce que nous avons été très compétitifs et que nous avons gagné le championnat LMP2 lors de la dernière course de la saison.

 

Q : Rebellion Racing a accueilli une partie de la nouvelle génération de pilotes d'endurance de talent, comme Thomas Laurent. Cela fait-il partie de la stratégie de l'équipe d’amener ces nouveaux pilotes à courir aux côtés de pilotes établis tels que Mathias Beche et Bruno Senna ?

BH : Rebellion Racing a longtemps été un fervent partisan des jeunes pilotes, en particulier des pilotes suisses, rappelez-vous que Neel Jani était dans l'équipe depuis 2010, Marcel FASSLER a également piloté cette année-là et puis Mathias BECHE est devenu un pilote fidèle. Fabio LEIMER, Harold PRIMAT, Alexandre IMPERATORI et Matheo TUSCHER ont également couru pour Rebellion et nous sommes heureux d'avoir pu leur offrir une plateforme de démonstration de leurs capacités.

 

Q : En 2017, Rebellion est passé en LMP2 et a remporté le titre de champion avec Bruno Senna et Julien Canal. Quelle était la raison du passage de la catégorie LMP1 en LMP2 ? 

BH : 2017 a été la première année pour les nouvelles voitures LMP2 et c'était la dernière année des anciennes voitures LMP1, c'était donc une année charnière. En 2016, lorsque nous avons appris les performances attendues des nouvelles voitures LMP2, nous avons réalisé qu'elles seraient aussi rapides et peut-être plus rapides que les anciennes LMP1 R-One, nous avons donc choisi de passer aux voitures LMP2 plutôt que d'investir dans les anciennes R-One et en prenant les voitures LMP2, nous avons pu participer à trois courses d'endurance aux USA (Daytona, Sebring et Petit).

 

Q : Quel a été le point culminant de la saison 2017 ?

BH : Il y a eu deux moments forts en 2017, le premier a été de gagner la course au Mexique, c'était la première victoire de la saison et la malchance nous a lâchés, nous avons ensuite gagné les courses à Fuji, Shanghai et Bahreïn. Le deuxième fait marquant a été la victoire au Championnat lors de la dernière course de la saison à Bahreïn. Au début de la saison, tout le monde disait que nous avions ramé en LMP1 et que nous n'étions pas vraiment une force compétitive, donc c'était bien de gagner le Championnat avec 4 victoires sur les 9 courses et de prouver que les critiques avaient tort !

Q : Pourquoi l'équipe a-t-elle choisi de revenir en LMP1 et de ne pas défendre le titre LMP2 en 2018/19 ?

BH : Comme mentionné précédemment, nous voulons courir au plus haut niveau et avec les meilleures chances de gagner Le Mans, donc avec le nouveau règlement LMP1 pour 2018, nous nous attendions vraiment à pouvoir nous battre pour les victoires générales et le Championnat. Il s'est avéré que les voitures d'usine étaient toujours dominantes pendant la "Super Saison", mais l'objectif de gagner Le Mans est toujours là et nous pensons qu'être en LMP1 est la meilleure chance d’atteindre nos buts.

Q : Comment se passe la saison 2019/20 pour l'équipe ?

BH : Jusqu'à présent cette saison, il y a eu deux courses et nous avons terminé sur la troisième marche du podium à deux reprises, ce n'est pas si mal. Shanghai a été top pour nous dans le passé et notre voiture fonctionne bien ici, donc avec la nouvelle EOT et les handicaps de succès, nous espérons être sur la première marche du podium à l’issue de la course.

 

Q : C'est la dernière saison des voitures LMP1 actuelles, bien que les voitures pourraient encore courir en WEC la saison prochaine.  Est-ce que Rebellion Racing se tournera vers la nouvelle catégorie Hypercar ou autre chose ? 

BH : Rebellion Racing s'intéresse à Hypercar, mais pour savoir précisément ce que l'avenir nous réserve, il va falloir attendre !

 

Les 4 Heures de Shanghai, 3e manche du Championnat du Monde d'Endurance 2019/20 FIA, auront lieu le dimanche 10 novembre.